Dr Sarah Lisbona

Facettes et blanchiment

Deux traitements souvent confondus, qui ne répondent pas au même problème. Le blanchiment éclaircit la teinte d'une dent saine. La facette recouvre la face visible de la dent pour en corriger la forme, la position ou une coloration que le blanchiment ne peut pas atteindre.

Blanchiment
1 séance
Facettes
2 séances
Tenue du blanchiment
1 à 3 ans
Tenue des facettes
10 à 15 ans

Le blanchiment : ce qu'il fait et ne fait pas

Le blanchiment agit par un gel à base de peroxyde qui pénètre l'émail et décompose les pigments accumulés au fil des années — café, thé, tabac, vin. Il éclaircit la dent naturelle de plusieurs teintes, sans retirer de matière.

Il ne modifie ni la couleur d'une couronne, ni celle d'un composite, ni celle d'une facette : ces matériaux ne réagissent pas au peroxyde. Si vous avez des restaurations visibles, elles devront être refaites après le blanchiment pour retrouver l'harmonie. Il ne corrige pas non plus une coloration liée à une dent dévitalisée, qui relève d'un traitement différent.

Une sensibilité passagère au froid pendant un à deux jours est fréquente et sans gravité. Le résultat tient plusieurs années, plus longtemps si vous limitez le café et le tabac.

Les facettes : quand la forme est en cause

Une facette est une fine pellicule de céramique collée sur la face visible de la dent. Elle corrige ce que le blanchiment ne peut pas : une dent ébréchée, trop petite, légèrement de travers, un espace entre les incisives, ou une coloration profonde.

La préparation est minime — on retire une épaisseur d'émail de quelques dixièmes de millimètre — mais elle est irréversible. C'est une décision qui se prend après avoir examiné les alternatives, pas un soin anodin. Sur une dent simplement décolorée, le blanchiment doit être tenté en premier.

Bien réalisée et bien entretenue, une facette céramique tient dix à quinze ans. Elle ne se carie pas, mais la dent en dessous reste vivante et doit être brossée comme les autres.

Choisir entre les deux

La règle est simple : si la teinte est le seul problème et que les dents sont saines et bien placées, le blanchiment suffit et coûte beaucoup moins cher. Dès que la forme, la position ou l'usure entrent en jeu, la facette devient pertinente.

Dans beaucoup de cas, la meilleure séquence combine les deux : blanchir d'abord l'ensemble, puis poser des facettes sur les une ou deux dents qui posent réellement problème, en les accordant à la nouvelle teinte.

  1. 1

    Examen et objectif

    Bilan de l'état des dents et de la gencive, et discussion de ce que vous voulez changer précisément.

  2. 2

    Soins préalables

    Caries traitées, détartrage effectué. On ne blanchit ni ne colle sur une bouche non assainie.

  3. 3

    Blanchiment

    Séance au cabinet, gencives protégées, gel appliqué sous contrôle. Résultat visible immédiatement.

  4. 4

    Facettes si indiquées

    Préparation minimale, empreinte, essayage puis collage définitif lors d'une seconde séance.

Questions fréquentes

Le blanchiment abîme-t-il l'émail ?

Non, lorsqu'il est réalisé au cabinet avec des concentrations maîtrisées et les gencives protégées. La sensibilité passagère est fréquente mais l'émail n'est pas altéré. Les kits vendus sans contrôle présentent plus de risques, surtout pour les gencives.

Combien de temps dure un blanchiment ?

Entre un et trois ans selon votre alimentation et votre consommation de tabac. Une séance d'entretien permet de raviver le résultat.

Faut-il tailler les dents pour poser une facette ?

Oui, mais très peu : quelques dixièmes de millimètre d'émail. La préparation reste irréversible, c'est pourquoi les alternatives sont examinées d'abord.

Peut-on poser des facettes sur toutes les dents ?

Non. Une dent très délabrée relève d'une couronne, pas d'une facette. Une gencive enflammée ou un bruxisme non traité doivent être pris en charge avant.

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